Frais comme un gardon
Posté le 11.03.2008 par ombredu10mai
A ce moment là, sa décision est prise. Il sabordera la STURNO s’il le faut, mais il ne cédera rien.
Il perdra. La pérennité de L’entreprise sera effectivement mise à mal, elle sera vidée des éléments jugés néfastes et dangereux par le militaire de service, mais ce qu’il ne sait pas au moment il quitte cette salle de réunion c’est que lui aussi, et ce n’est que justice, sera écarté de la direction et de l’entreprise.
Cinq minutes après, le « taulier » comme le nommera La vie Ouvrière dans un article consacré au conflit, quitte la STURNO … on ne le reverra plus pendant trois semaines. Ses plus proches collaborateurs nous diront le lendemain qu’il avait été victime d’un malaise cardiaque. Il passera une vingtaine de jours près des cloches de Villedieu, dans une clinique privée. Des sources proches de cette clinique laisseront entendre qu’il fit tout simplement une cure d’amaigrissement… invérifiable mais vraisemblable, son retour coïncida avec la fin du conflit. Il revint effectivement amaigri mais frais comme un gardon.
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D'aventure en aventure
Posté par
Caussade le 02.04.2008
Quel récit passionant. Je prend enfin le temps de réagir à cette descritption des faits. J'espère que tu continueras cette tâche capitale et que tu restitueras la vérité ou tout du moins raviveras les mémoires volatiles qui ont oublié les origines du conflit, les panniers de charcuteries "courageusement" offerts au début d'un conflit qui semblait au départ légitime qui au fil de l'envenimement de la situation s'est transformé en fureur syndicaliste. Je n'ai pas vécu les faits, pas directement en tout cas mais je sais qu'ils ont éveillés bien des troubles... Continu. Il est parfois difficile à certaibnes personnes de s'exprimer sur un blog mais je suis certain qu'ils sont nombreux derrières leurs écrans à dévorer ce récit.
Légitimité.
Posté par
CAUSSADE le 07.04.2008
Je pense encore aujourd'hui que ce conflit fut légitime.
Face à un patronat très politisé, (il ne faut pas oublier que le PDG de la STURNO faisait parti des club giscardiens "perpectives et réalités"), les travailleurs avaient en face d'eux plus que des hommes. le patronat, en ce début d'octobre 1981 avait une arête dans la gorge... François Mitterand avait soulevé beaucoup d'espoirs chez les travailleurs, notamment dans les milieux les plus défavorisés.
Les STURNO étaient de ceux-là.
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